J'étais persuadé avoir écrit un article sur ce dieu vivant. Et là, en rezieutant mes titres d'articles, rien, nada, que pouic.
La honte sur moi Y_Y
A une certain époque, alors que j'avais décroché plus ou moins des animes, je suis tombé par hasard sur ce
trailer.
Et ce fut une révélation. En 1minute trente, j'ai vibré. Inutile de dire que par la suite, je me suis jeté sur du matériel illégal afin de voir ce qu'il en était. Et là, ce fut affreux. Pourquoi ? Car je ne fus point déçu. Au contraire, ce fut une constante réussite. Et après avoir cherché plus loin, je n'ai que pu baver devant ce réalisateur nommé Makoto Shinkai (oui, je sais, la bave, ça tache la moquette, mais m**** quoi ! Quand on bave, et qu'on a du plaisir à baver, alors bavons ! Le ménage attendra ! ).
Je vais faire une chose assez rare par chez moi, ça va être de filer un condensé du monsieur. Oui, car bon, dire que tel truc est sorti à tel date quand je lis un post/artcile/autre, ça me lourde. D'une part parce que je ne retiens aucune des infos, d'autre part, parce que ça fait perdre du temps avant de savoir ce que vaut les animes que le sieur a réalisé. Sauf que voilà. Il fallait une exception à ma règle et je ne pouvais pas mieux trouver que ce type. Car ce que j'ai découvert au fur et à mesure du temps, c'est que Makoto Shinkai a réalisé son premier anime tout seul, comme un grand. Oui, tout seul, en codant au fond de son garage si je puis dire (oui, je viens de faire un parallèle douteux avec les types qui ont fait Myst. )
Son premier anime qui a connu un certain succès, c'est
Hoshi No Koe ( oui, je suis une honteuse m**** qui prend le premier lien que lui file google.... Shame On Me !! ). Mais il préfigure toute la base de la personne. En effet, il a réalisé cet anime tout seul. Alors certes, c'est un peu statique. Mais M***** quoi ! Atteindre un tel niveau en codant tout seul le soir chez soi, ça fait peur !
Bon, calmons-nous (ou moi). Hoshi No Koe a donc été fait par un seul homme (et sa femme qui l'a aidé à faire le doublage). Et dans les 25 minutes de cet OAV (*CPM), on a un magnifique bilan de ce que fournit Makoto Shinkai au mateur avide. Cela pourrait se résumer à un tryptique ci-joint : un coucher de soleil, une fille en larme et une relation amoureuse à distance.
Ce tryptique est fondamental vu que c'est un peu le socle de ce que l'auteur fournira par la suite. Il sait sonder la tristesse des femmes de manière à ce que l'on les aime même si je dois reconnaître certains clichés désobligeant (la femme se fait "sauver" par l'amour qu'elle porte à son homme par exemple, mais d'un autre côté, l'homme reste fidèle à l'amour de la femme qu'il aime).
Makoto Shinkai touche des thèmes qui sont universels, et principalement le thème de l'amour. Il montre un amour naïf, qui perdure avec le temps même s'il est sans espoir. La naïveté de la jeunesse est pleinement et agréablement décrite dans les histoires qu'il réalise. Il ouvre une fenêtre intemporelle de notre passé. Une fenêtre où l'on jure un amour éternel aux êtres aimés. Fenêtre qui se referme tôt ou tard. Une fenêtre qui évoque une corde sensible de notre passé quand on est adulte ( En résumé : "Et si je lui avais dit à quel point je l'aimais" quand on avait quinze ans). Une fenêtre de notre passé où on est des jeunes chiens fous capable de changer le monde. Une fenêtre pleine d'espoir pour l'âge "ingrat" et empli de naïveté quand on a de la bouteille. Mais malgré l'âge de la bouteille et du capitaine, il y a toujours ce parfum de mélancolie, de nos "erreurs" passés, de ce monde fermé de notre adolescence qui nous hante.
Et Makoto Shinkai met le doigt dessus. Il met le doigt sur nos regrets passés. Mais il le fait de manière douce, sans juger. Il se contente de nous mettre face à nos contradictions. Sur ce que l'on n'a pas pu faire avant, à cet instant-là. Sur la naïveté de nos sentiments, bien que l'on y croyait dur comme fer. Sur le fait que l'on se battrait jusqu'à la mort pour l'être aimé. Chose que le temps avale doucement, sans heurts. Il le fait avec subitilité, faisant planer un doux parfum de mélancolie.
Makoto Shinkai est un dieu, tout simplement (Mode Fanboy ON : En deux ans, il réalise un truc potable, tout seul, avec incrustation de scène 3D dans des cellulo 2D. Non mais, ils foutent de nous les autres réalisateurs jap' ? )
Revenons au début. J'ai découvert Makoto Shinkai via Byousoku 5 Centimeter. Le trailer précédent, oui. Inutile de dire que j'ai été totalement conquis par ce trailer. La mélancolie qui s'en dégageait m'émeuvait (ah oui, ce n'est pas le trailer dont j'ai filé le lien au début qui m'a électrisé, qui a parcouru chaque cellule de mon corps, c'était
celui-là.). Après avoir vu le trailer, inutile de me dire que je me suis jeté sur l'anime comme un
T-Rex sur une chèvre. Au contraire. L'animation était magnifique, le chara-design, bien que commun, avait cette inérrable touche qui le différenciait des autres et l'histoire... Etait triste à en pleurer (d'espoir ou de tristesse). La fin est abrupte, désagréable, susceptible à de multiples intreprétations. Et j'ai été à fond dedans. Pour ma défense, je dois reconnaître que les thèmes abordés résonnaient particulièrement avec ce que je vivais à l'époque. Cela n'enlève en rien des qualités de l'histoire. Elle fait stresser, et on ne peut s'empêcher de vivre ce que vit le héros. Certes, il faut accepter un rythme assez lent. Je suis quasiment certain que si je fous
ma voisine devant, elle s'endormirait sur le canapé (ce que je trouverai démoralisant en soi o/ ). D'un autre côté, c'est l'histoire d'un mec. Forcément, c'est pô pareil :p
Bon, j'arrête d'être taquin.
En résumé, Byousoku 5 Centimeter, c'est un des rares animes que j'ai plus adoré. J'ai été à fond dedans. Et je l'ai sublimé. Et en découvrant le passif du réalisateur, je n'en ai été que plus fan. Je me suis battu avec le net pour avoir le
film qu'il a réalisé (oui, j'ai mis un lien vers animeka, j'ai pas honte :p). J'ai moins apprécié "The Place Promised In Our Early Days" d'ailleurs (le film en question). Non pas que j'ai dû me battre avec les sous-titres du DVD (et ainsi découvrir des trucs que je ne connaissais pas), mais... Y'a un léger truc en moins. Il n'en reste pas moins fameux. Plus actif que les autres et avec un certain lot de rebondissement assez agréable (le résumé d'animeka est assez pitoyable d'ailleurs, mais la critique absolument parfaite :) ).
Je pourrai écrire des heures sur Makoto Shinkai. Je suis totalement fan de lui. Pour faire une idée de ces oeuvres, vous pouvez tenter l'une de ses premières oeuvres qui traîne sur
ce site. Si vous n'êtes pas séduit, laissez tomber. Makoto Shinkai n'est pas fait pour vous. Pour ceux qui ont été séduits par l'athmonsphère dégagée par ce court-métrage, je ne saurai vous conseiller autre chose que de vous jeter sur Byousoku 5 Centimeter (de manière illégale pour avoir les sous-titres, cela va de soi... Mon rêve de voir un coffret méga-collector de Makoto Shinkai compilant toutes ses oeuvres sortir par chez nous risque de perdurer quelques années malheureusement... ).
Au final, comme d'habitude et contrairement à ce que j'ai pu annoncer en début d'article, j'ai rien dit sur le réalisateur. D'un autre côté, j'ai dit l'essentiel sur ce qu'il fait passer dans ces animes. Des amours de jeunesse que l'on croit intemporel à l'époque où on les vit. De notre volonté de croire. Makoto Shinaki touche des cordes sensibles. Pour ceux qui ont besoin de graphisme pour se faire une idée, ils peuvent zieuter la vidéo présente
là. Yeah, c'est une pub pour un gros quotidien jap'. Sauf que la qualité reste toujours de ce niveau-là (hors compression youtube) quand vous matez Makoto Shinkai. Retenez-le.
Je crois que j'ai fait le tour. A par les trains. Yeah, entre les couchers de soleil, de belles larmes, de beaux couchers de soleil, Makoto Shinkai nous colle des trains. Il aime les trains, ça se voit. Ou plutôt, les trains résument sa vision du monde. Les trains nous emmènent vers leur propre destination qui sera la nôtre sans prendre garde à nos sentiments. C'est un peu ce qu'a décrit
Grand Corps Malade à une époque.
Dans un sens, Makoto Shinkai et le clip de GCM, ils sont pareils.
EDIT tard le soir après une longue et sanglante bataille pour voir la vidéo : Bien que je ne suis qu'une sale fainéasse qui a préféré rester jouer à Valkyrie Profile 2 plutôt qu'aller à la Chibi Expo qui se déroulait du côté de la porte de Montreuil, je puis me satisfaire d'une chose :
Haruhi continue sa conquête du monde. Bon, va falloir que je redresse la barre sur Haruhi là, je vais finir à la ramasse à ce rythme-là. (Merci au tas de lettre pour la vidéo en passant).
Ou comme qui dirait : "Tout suit le plan". (*EPM)